Sous les Bombes de Charkozy(Sarkozy)

Le président Laurent Gbagbo vient de loin. Il est ressuscité des morts. Nous aussi. Cette vidéo a été produite par moi-même. Je rends un grand hommage à mon jeune assistant que j’ai embarqué dans cette marche de la mort vers la résidence. Je rends hommages à tous les “hommes et femmes” debout dans le feu de l’enfer Sarkozien, sous les bombes de la France. Ces personnalités que j’ai rencontrées debout: Excellence Kone Boubacar, Sinsin qui nous a protégé (Serges et moi) en nous procurant des gilets pare balles et des casques, Georges Tahi Benson également sous les bombes. Il a réussi à me trouver de la bouillie dans une cuisine déjà dévastée par les bombes. Me recevoir; m’offrir de la bouillie et me demander les nouvelles. Les N’zima tiennent dur comme fer à leurs traditions. Même sous les bombes. Ensuite il fallait ressortir de la résidence en flamme pour nos refuges. Nous voici à nouveau dans l’enfer sur le chemin du retour. Serges malade de peur. Les centaines de familles portant leurs balluchons sur la tête; cherchant désespérant les chemins de l’exil, en quête de nourriture, tout juste une galette et de l’eau .

Aujourd’hui j’ai un sentiment de pitié pour les auteurs de cette conquête maladroite malodorante et mal ficelée. Où sont-ils ? Qu’ en est-il du miracle promis? J’ai écrit un livre sur le sujet. Il est intitulé” Sous les bombes de Charkozy” publié aux Editions de l’harmattan”. Je profite de ce post pour dire merci au directeur de l’Harmattan , Denis Pryen. Je l’ai joint au téléphone de mon lieu d’exil. Il a promis publier l’œuvre. Il a tenu parole. Je lui en suis reconnaissant

Ano Nianzou

L’histoire de Désiré Porquet

Le président Laurent Gbagbo recevra au Palais de la culture le lundi 9 août 2021 à 9 h les parents de ses compagnons de lutte décédés à son absence. Une invitation a été adressée à la famille de feu Desiré Porquet décédé à son retour d’exil du Ghana. Mme Porquet Dorothée, épouse Nianzou, accompagnée de 5 membres représentera la famille de l’illustre disparu à cette rencontre

Pourtant la paix et la sécurité lui avaient été promises

Feu Désiré Porquet a consacré une partie de sa vie au service du fondateur du FPI. Au départ la relation entre les deux personnalités était une affaire de famille. Séraphin Porquet, le fondateur du mouvement littéraire « la Griotique », frère cadet de Désiré, a épousé en premières noces, Koudou Jeannette l’une des sœurs cadettes de Laurent Gbagbo. De cette union sont nés deux enfants : Alain Porquet et Mada Porquet. Au décès de Séraphin Porquet l’éducation des deux enfants est revenue aux deux chefs de famille. Désiré du côté des Porquet. Laurent, du côté des Koudou Gbagbo. D’une rencontre familiale à l’autre les deux personnalités ont fini par porter le même idéal politique. Pour le commun des mortels, Désiré Porquet était un agriculteur prospère ayant fait fortune dans l’hévéa. Il était aussi membre du conseil économique et social. Mais en plus de cela, il était un puissant conseiller de l’ombre dont les avis étaient pris en compte par le président ivoirien. En avril 2011, lorsque les rebelles de Dramane Ouattara et Soro Guillaume, aidés des forces armées des puissances occidentales ont bombardé la résidence présidentielle, occupé tous les points stratégiques de la ville d’Abidjan, kidnappé le Président Laurent Gbagbo et son épouse, Désiré Porquet a pris le chemin de l’exil. Il s’est installé à Accra dans la capital ghanéenne partageant le même logement qu’un autre homme de confiance de Laurent, le ministre Assoa Adou…

Cette synthèse est tirée du quatrième livre de Nianzou Ano, intitulé “Sous le règne des machettes” à paraître aux éditions de L’Harmattan.

Roman: la dimension folklorique dans un couple mixte

Sharmela Peuvrelle est diplômée en licence de journalisme, passionnée d’écriture et férue de mode. Sur son blog, elle ne s’interdit aucun sujet. L’humour est son arme, et les maux de notre société son cheval de bataille. Son blog: https://lejournaldesharmela.com

Peut être une image de Sharmela NP

La dimension folklorique dans un couple mixte

Aujourd’hui, j’ai envie de célébrer cette petite particularité qui enrichit mon couple. Hormis les vannes développées par mon mari et moi sur nos couleurs de peau respectives que je vous épargnerai, voici en trois points les raisons pour lesquelles c’est génial de former une union mixte!

Petits moments de gloire: tu serais tenté de croire que les couples mixtes n’étonnent plus personne en 2021; mais doux naïf que tu sois, c’est un leurre. L’engouement autour d’eux sur les réseaux sociaux et le véritable business aux faux airs de téléréalité à leur effigie sur moult chaînes Youtube en est la preuve. L’époque où il fallait changer pour s’unir sans risquer l’emprisonnement où à défaut la pendaison est certes révolue mais la mixité suscite encore beaucoup de curiosité. Que nous soyons dans les endroits les plus reculés du globe ou en plein cœur des villes reconnues pour leur brassage culturel, Benjamin et moi n’échappons guère aux regards interloqués façon suricates. On se sent spéciaux ou moches et c’est plutôt amusant

Rendez-vous en terre inconnue: palmiers d’Abidjan-pâturage des Hauts-de – France, telle est la dichotomie féderative de notre engagement. Pour tout vous dire, Benjamin était dans un état d’euphorie assez grisant voire inquiétant lorsqu’il a plongé pour la première fois dans les immenses vagues bleues d’Assinie(1). Pour ma part, je ne répondis plus de rien quand lors d’une session de pèche à pied, nous avons ramassé à foison et dans la gratuité absolue des moules sur le sable de Stella-Plage(2). Toute proportion gardée, je crois que ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie. Vous l’aurez compris. Le couple mixte c’est clairement le bon plan pour voyager. D’une part, vous vous octroyez des excursions pittoresques et culinaires et d’autre part, vous faites profiter vos proches de ce mélange culturel car en général qui dit couple mixte dit grosse occaz de partir à l’étranger pour le mariage et être logé gratuitement. On ne choisit pas sa famille , mais ses amis, oui. Pensez-y.

En mission secrète: la dimension folklorique à laquelle s’apparente souvent la notion de mixité dans un couple a tendance à supplanter la mission principale à laquelle chacun des membres de la configuration est appelé. En réalité, chaque personne qui contribue à consolider une union mixte promeut la diversité culturelle, apporte sa pierre à l’édifice pour déboulonner les stéréotypes et fait un sacré pied de nez aux problèmes de coexistence encore patents dans le monde actuel. L’enjeu est d’autant plus palpable pour les couples dont la différence de culture est amplement tangible et touche aux aspirations religieuses et aux systèmes de castes, encore très encrés dans certaines communautés. Notre responsabilité c’est donc de brandir partout la bannière de la tolérance PARCEQUE C’EST NOTRE PROJET !

Finalement tous les couples sont mixtes: que l’on soit du même pays ou non, les bases de notre culture sont fondées sur l’éducation reçue de notre cercle familial. Et comme tous les couples du monde, c’est la transformation de valeurs individuelles en valeurs communes qui permet de trouver à tâtons l’habile équilibre.

Assinie(1): station balnéaire paradisiaque située au sud-est de la Côte D’Ivoire/ Stella-Plage(2): station balnéaire située à une dizaine de minutes du Touquet où l’on peut apercevoir des phoques

Sharmela Peuvrelle (Plusieurs articles publiés dans le Huffington Post.fr)

Qui n’aime pas bonheur?




Qui n’aime pas bonheur ?
Post de Rebecca Blessings. 20 juillet  2021
L’amour est un sentiment vif qui pousse à aimer quelqu’un, à vouloir du bien de lui et  à lui venir en aide. C’est aussi une inclination envers une personne le plus souvent à caractère passionnel, entraînant des comportements variés.
De Roméo et Juliette en passant par Sory et Awa nul n’échappe à la flèche de cupidon qui vous entraîne dans une  pulsion débordante à faire perdre la tête.
Quel est ce sentiment noble qui vous transforme et vous fait poser des actes inimaginables ? A renoncé à tout, abandonner souvent famille et amis pour une nouvelle relation plus excitante?
 Riche ou pauvre, jeune ou vieux nous avons différentes manières d’exprimer nôtre amour à l’élu de notre cœur. Quand on parle d’amour la raison s’éclipse pour laisser la place aux sentiments et sensations. Damien richissime homme d’affaires  vit sa plus belle histoire d’amour avec Angéline qu’il surnomme affectueusement « Angie d’Amour ». Il a passé sa vie à étudier et bâtir sa fortune : Damien ne vit que pour les beaux yeux d’Angie 28ans à qui il promet amour et fidélité éternels. les adolescents ne sont pas épargnés : Édith et Eddy ont été surnommés les Bonnie and Clyde d’Abobo. Impossible de voir l’un sans l’autre. Edith  a fugué de la maison familiale en emportant tout les objets de valeurs de sa maman pour vivre avec Eddy son « doubehi » , un adolescent en conflit avec la loi, « communément » appelé  microbes. Simplement parce que l’amour n’a ni prix ni frontière. Que ne ferrait donc pas lorsqu’on rencontre le « big love ». Le célèbre homme politique de la RDC Vital Kamerhe l’a bien  compris lors de la dot de sa nouvelle épouse, Hamita Chatur, une jeune et belle congolaise d’origine indienne. Le montant avait eté  estimé à 75 000 000f en espèces sonnantes trébuchantes. Elle n’était pas miss monde pour autant !
  Que c’est beau l’amour ! Qui n’aime pas bonheur ? Alors chers internautes si vous rencontrez master love n’hésitez surtout pas à lui faire une accolade sait-on jamais. Quand à moi j’attends impatiemment la prochaine lancée de flèche de cupidon💝💝.
Rebecca blessings

Pied de mouton n’est pas bon

J’ai commencé a écrire un livre sur mes voyages dans mon pays: les personnes que je rencontre , leurs comportements et surtout ce que je retiens d’elles. Leurs propos et leurs façons de faire me paraissent surprenantes. Mais je me comprends. Je vis enfermé dans une bulle sociale de sorte que des situations totalement “normales” paraissent anormales sous mon regard

Pied de mouton n’est bon” m’a été inspiré par le quotidien dans une gare routière

J’ai fini mon reportage sur Daoukro. J’ai préféré passer une troisième nuit à l’hôtel et quitter la ville par le premier car qui démarre à 6 h30.

La veille j’avais hélé un taxi pour lui demander de venir me chercher à 6h a mon hôtel. Il a non seulement acquiescé mais il m’a donné l’assurance d’être stationné devant l’hôtel des 5 H du matin. A l’heure dite, j’ai sorti mes valises, le chauffeur n’était pas là. Après une trentaine de minutes d’attente, j’ai emprunté un autre taxi pour me conduire à bon port.

Des jeunes « chargeurs » se débattaient pour embarquer un bélier de dimension impressionnante dans le volumineux coffre du car : « Mouton là est trop musclé. Si tu prends son pied c’est pas bon ». Chacun a compris le message et s’est éloigné du bélier. Il y a des scènes dramatiques où bœufs et montons se soulèvent, brisent les cordes et pourchassent les passants, provoquant des accidents graves. Quand ces cas se produisent le propriétaire de l’animal prend la poudre d’escampette pour éviter les tracasseries policières et administratives. Un mouton n’a pas d’assurance !

Je me suis installé sur un siège prêt de la vitre. Je pouvais voir villes  villages et campements. Une maman d’un certain âge s’est assise sur le siège collé au mien. Très autoritaire, elle a exigé que je range bien mes jambes à ma place afin qu’elle puisse elle aussi s’installer confortablement sur son siège. J’ai suivi ses désidératas. Elle avait raison. Il est normal que chacun respecte les normes. Tout allait bien durant les trente premières minutes du voyage. Puis elle a plongé dans un profond sommeil. Du coup mon épaule est devenue son oreiller. J’étais pris en sandwich entre la vitre et la dormeuse. J’ai beau secoué mon épaule, poussé sa tête, la dormeuse dormait à l’aise. Deux heures plus tard, un coup de frein sec du car, a coupé son sommeil : « On est déjà arrivé à Abidjan ? M’a-t-elle demandé »

J’étais en colère. Un peu courbaturé par ma position inconfortable. Je ne lui ai pas répondu.

Un passager  avait un besoin pressant : « Chauffeur, il faut arrêter. Je veux faire pipi ». Le conducteur a fait la sourde oreille. Il a renouvelé à haute voix sa demande. Pas de réaction du côté du conducteur. Cette fois le demandeur s’est levé de son siège pour aller vers le conducteur : « Mon petit tu conduits ambulance ou quoi ! Depuis je dis que je veux faire pipi tu ne t’arrêtes pas. Si je pisse dans ton car, tu vas dire quoi ? ». En fait tout le long de la ligne Daoukro-Abidjan, il n’est prévu qu’une seule pause-pipi à la sortie d’Adzopé non loin du barrage des forces de l’ordre. Les véhicules s’y arrêtent pour les contrôles de routine. C’est aussi l’occasion de remettre une petite contribution participative aux agents des forces de l’ordre. C’est un rituel. Pendant les tractations et conciliabules entre conducteurs et forces de l’ordre, les passagers descendent du car pour aller dans la broussaille.

Collé à la vitre, je regardais le paysage. Chaque village, chaque campement avait sa réplique. Si l’on traverse Kotobi1, le Kotobi des vivants, on passera nécessairement par Kotobi2, qui est le cimetière. Apparemment, les morts ne veulent pas vivre dans l’éternité loin des siens et de  leurs maisons. Pour le reste du voyage, ma voisine réveillée, a poussé un ouf de soulagement : « Le petit sommeil que j’ai eu a fait que le voyage n’a pas été long. ». J’avais envie de lui dire que le voyage a été pénible pour moi parceque  j’ai porté  son poids sur mon épaule gauche, de ce fait, je  descendrai du car une partie de mon corps endolorie. Il nous restait une bonne heure de route. Elle a sorti de son sac son téléphone portable pour me montrer la photo de son père : il venait d’avoir 90 ans. Il continuait de se déplacer à vélo pour se rendre à la plantation. Elle a terminée son histoire par la mésaventure que son vieux a eue: toute sa récolte d’igname produite a été chapardée par des gens de mauvaise moralité. Le vieux n’a rien dit. Il a simplement confié les auteurs du vol à Dieu. J’ai répondu Amen et je me suis assoupi. C’est à la grande gare d’Adjamé Renault que me suis réveillé. Je me suis aussitôt précipité vers les coffres à bagages. J’ai récupéré mes deux valises bleues. L’une contenait le matériel technique de prise de vue. L’autre, mes vêtements. Un jeune, les a chargés dans sa brouette. Il m’a trouvé un taxi. Parti de Daoukro à 6h30 je suis arrivé à la maison à 13 h.

Nianzou Ano , post du 11 juillet 2021