Zacharia: spécialité : fil de fer

Au fond des ruelles qui se faufilent entre maisons dégradées, tôles rouillées et maquis ayant pour spécialités agoutis et biches à la sauce graine accompagnée de riz et de foutou banane, se trouve l’atelier de Zacharia. Installé sur un tabouret à la gare des Gbaka de Gagnoa, l’homme contorssionne les rouleaux de fil de fer dans tous les sens pour fabriquer des ustensiles de cuisine : cuvettes pour essorer la vaisselle, grille à double faces pour braiser le poisson . Chaque objet bien que destiné à un usage pratique est une œuvre d’art de valeur. Zacharia m’a expliqué qu’il n’a pas fait d’apprentissage chez quelqu’un et que ses créations sont parties de lui- même

Ano Nianzou/ anonianzou841@gmail.com

Grace Milimbé: un style riche en émotions

Rencontrer Grace Minlibé dans une librairie entrain de promouvoir ses livres m’a fait plaisir. J’ai profité de l’occasion pour acheter son roman intitulé Tristesse au paradis. J’ai aussi apprécié les mots qu’elle a écrits dans le bouquin à mon attention:” Jusqu’à la fin , il ne restera que l’amour. Recherchons le dans tout ce que nous vivons”

Maître Effi Kokora aux abonnés absents

Le mercredi 12 juin 2024, Serge Effi Kokora s’est inscrit aux abonnés absents lors du prononcé du verdit devant la Cour d’Appel. On se souvient que Serge Effi Kokora, avocat de sa maman, avait traîné Mr  Buitruille Michel Franzetchi devant les tribunaux à maintes reprises, l’accusant de squatter une parcelle de terrain  située en bordure de mer à Assinie PK 18. Une plantation sur laquelle sa génitrice détiendrait un titre de propriété. L’avocat mettra en œuvre harcèlements judiciaires, menaces de mort par fétichisme, violation de domicile…Petit à petit, d’un procès à l’autre les choses deviennent plus claires et présentent le vrai visage d’un Serge Effi Kokora qui improvise sa génitrice « propriétaire foncier » sans disposer de documents fiables.

En effet, le tribunal de première instance d’Abidjan / Section du tribunal d’Aboisso/Rg No 166 /2022 / Jugement Civil No 01 du 10/ 01/ 2024 a mentionné dans son verdict que  dame Tahiba épouse Effi n’est pas propriétaire de la cocoteraie sur laquelle le publicitaire a construit sa résidence depuis une quarantaine d’années : « Le tribunal a déclaré Mme Ebagninin Tahiba épouse Effi mal fondée en la demande et de l’en débouter »

A nouveau, le mercredi 12 juin 2024, la cour d’appel du tribunal d’Abidjan a déclaré Mr Buitruille Michel Franzetchi non coupable de vol de noix de coco appartenant à la génitrice de l’avocat Maître Effi Kokora. Le verdict a fait pousser un ouf de soulagement à l’accusé  que le plaignant espérait réduire en petit délinquant de village pour justifier son projet d’expropriation.

Ano Nianzou / anonianzou841@gmail.com / + 225 07 08 42 78 48

Suite à la démolition sauvage de la résidence balnéaire de la famille Laurent Ridet, par Serge Effi Kokora, le tribunal a condamné Dame Ebagninin Tahiba épouse Effi au payement de la somme de 75 millions de CFA à la veuve et aux enfants du défunt. On se souvient que Laurent Ridet est décédé quelque temps après la démolition de sa résidence.

Trop dur, trop triste, trop violent

La pluie tombe en ce mois de juin 2024. Les forces de l’ordre d’un côté. Les habitants du quartier Abattoir de l’autre. Résister ? Impossible. Le nombre impressionnant d’ agents des forces de l’ordre arrivés par cargos entiers; leurs équipements militaires dignes des films de guerre hollywoodiens , suffisent à réduire au silence les jeunes les plus téméraires, qui se sont mis de la poudre blanche sur visage pour marquer leur volonté de résister jusqu’au bout et protéger leurs maisons. Les forces de l’ordre sont là. Femmes et enfants à califourchon sanglotent devant le désastre. Les bruits assourdissant des caterpillars couvrent le craquements des toitures qui effondrent. Planches et tôles sont broyées . Cris de désespoir, évanouissements de mère de familles exfiltrées de leurs maison et jétées à la rue sous la pluie battante.

Ano Nianzou/ Reportage à Port Bouet Quartier Abattoir /5 et 6 juin 2024

Ce qui se passe à l’abattoir de Port Bouet est inacceptable

Certes nous sommes habitués aux déguerpissements sauvages. Mais cette fois les pouvoirs publiques sont allés trop loin. Trop loin dans l’étendu de la zone détruite. Trop loin dans la manière dont les habitants ont été poussés à abandonner leurs maisons. Trop loin dans la reproduction de la misère et de la criminalité urbaine. En 13 années, depuis 2011, j’ai suivi toutes les grandes démolitions sauvages du pouvoir. Celle de du quartier Abattoir de Port Bouet mérite d’être inscrite dans le livre des ” Records Guinness” au niveau de la mauvaise foi de ceux qui gouvernent la Côte d’Ivoire

La cité Allabra reste en éveil

La cité Allabra, célèbre pour la sérénité et la qualité de vie qui y règnent n’est pas sur le pied de guerre. Néanmoins, elle est perturbée par un projet ” zagradatique” initié par le syndic visant à construire un hôtel , 55 appartement, des magasins , un parking en sous-sol, un supermarché, une salle de sports sur un petit espace de 8000 M2 qui s’appelle le jardin Cupidon. Du coup la cité est divisée en deux groupes. D’un côté une cinquantaine de personnes initiatrices du projet et de l’autre la majorité des copropriétaires soit 150 membres.

Évidemment la majorité ne porte pas à cœur une affaire qui met à mal la qualité de vie et la sérénité dans la cité. Il n’est pas trop tard. Le rôle du syndic n’étant pas de se transformer en société immobilière . L’espoir que le projet monumental ne se construise pas dans la cité, est permis

Ano Nianzou/ anonianzou841@gmail.com/ + 225 07 08 42 78 48

Le jardin Cupidon de la cité Allabra mis en vente par le syndic de la cité pour la somme de un milliard cinq cent millions payable en deux annuités de sept cent cinquante millions FCA et dix millions de loyers mensuels sur 20 ans.