Depuis plusieurs jours, l’eau ne coule plus dans les robinets du quartier Saint Michel d’Adjamé. Les pompiers arrivent en catastrophe avec des camions citernes pour éteindre la soif des habitants.



Depuis plusieurs jours, l’eau ne coule plus dans les robinets du quartier Saint Michel d’Adjamé. Les pompiers arrivent en catastrophe avec des camions citernes pour éteindre la soif des habitants.
Adjouffou était autrefois représenté par quelques maisons incrustées dans de vastes cocoteraies. Avec l’explosion de la population le quartier accueille toutes les catégories de personnes en quête de logements à faible coût: entre 10 000 pour les petits studios et 50 000 FCFA pour les trois pièces. Dans ce quartier surpeuplé et souvent précaire; j’ai été prier dans une église catholique, havre de sérénité et de recueillement
Chaque fois que j’aborde un jeune lors de mes reportages, nos échanges me laissent perplexe et impuissant: ” Quel est ton niveau d’étude ?”. “Que fais-tu à ce carrefour?” “Où habites tu?”. Mon interlocuteur me répond toujours qu’il a fait des études universitaires; qu’il n’a pas de travail et gagne sa vie en faisant de petits métiers et qu’il habite chez sa copine qui attend un enfant. Les jeunes sont dans une misère totale: sans avenir; sans métier; sans résidence fixe. Pour conclure, il ajoute fièrement : ” Voici ma page FACEBOOK; Je chante et je joue bien au football.”
La Côte d’Ivoire a échoué dans l’éducation et l’avenir des jeunes. Ano Nianzou
Il s’appelle Paul Kouakou. Il a fait des études universitaires. Il ne trouve pas d’emploi. Paul fait de petits boulots pour survivre et payer le berceau du bébé que sa copine mettra au monde sous peu.
J’ai été heureux de rencontrer la grande Mamy de la culture mondiale au Salon du livre d’Abidjan. Elle était présente pour dédicacer son livre. Were Were Liking/ Photo de Ano Nianzou/ Samedi 18 mai 2022/ Abidjan
Mois de juin, temps des inondations sauvages et mortelles’ approche. Dans le passé et à plusieurs reprises des quartiers “huppés” ont été noyés sous la violence des eaux de pluies. Les populations sont restées dans la détresse. Souvent les jeunes se transformaient en secouristes de fortune pour porter secours aux personnes en détresse. Chacun doit se préparer en conséquence pour ces périodes difficiles de juin où la pluie tombe averse 3 journées consécutives. La vidéo d’archive montre le quartier Allabra sous les inondations// Vidéo de Ano Nianzou
L’Affaire « vol de coco » devant la cour d’appel du palais de justice d’Abidjan.
Qui est le vrai voleur de noix de coco ? Serges Effi Kokora ou Buitruille Michel ? Maître Serge Effi Kokora traîne une fois encore son souffre-douleur en l’occurrence le publicitaire Mr Buitruille Michel devant le tribunal l’accusant d’avoir volé les noix de coco de sa mère, Dame Effi Ebagninnin Tahiba , d’une valeur de 35 000 CFA( Trente-cinq mille Frans CFA) . Le publicitaire gagne son procès en première instance devant le tribunal d’Aboisso. Serge EFFI Kokora n’entend pas suivre la décision des juges. Il fait appel. Monsieur le procureur général veut bien comprendre le fond de l’affaire. Il pose à Serge EFFI Kokora les questions suivantes : « M Buitruille Michel est quoi pour vous? Avez-vous des liens de parenté avec l’accusé ? » L’avocat Serge Effi Kokora répond : « Nos deux grandes mères sont des sœurs…Mais je le connais pas ; il ne fait pas parti de ma famille.» La salle murmure. Comment peut-on être issu de deux sœurs et affirmer ne pas avoir des liens de parenté ? Mr le procureur général pose une seconde question : « Vous affirmez que Mr Buitruille Michel vous a volé des noix de coco ; comment faites-vous pour distinguer les noix de cocos de votre cliente et celles de Mr Buitruille Michel qui réside dans sa cocoteraie? » Murmures et des rires étouffés dans la salle d’audience. Les forces de l’ordre demandent à l’assistance de faire silence. L’avocat Serge Effi Kokora, perplexe répond : « Je ne sais que vous répondre. Dans tous les cas Buitruille Michel a volé 1000 noix de coco appartement à ma cliente… » Murmures et éclats de rires fusent à nouveau dans la salle d’audience. La sécurité demande de faire silence. Le procureur général continue : « 1000 noix de coco…Cela fait beaucoup. L’accusé les a transportés comment ? A la main, par ottro ou par camion benne ? »-Monsieur le procureur général, explique l’avocat Serge Effi Kokora, je ne saurai vous dire comment et par quels moyens les a-t-il transportées. C’est mon vigile Adama Sawadogo qui m’a dit que Michel Buitruille avait volé 1000 noix de coco appartenant à ma mère. »
A la barre Monsieur Michel Buitruille explique « qu’il est propriétaire d’une cocoteraie de 2 h sise à PK 18, route d’Assinie, héritée de sa tante Dame Ekpalè Adjo qui est également la tante du même Serge Effi Kokora. ; que ce dernier le traîne d’un tribunal à l’autre espérant ainsi l’exproprier. Le publicitaire précise également que les noix de coco « tombent de partout sur sa résidence. » Le procureur général pose au publicitaire la question suivante : « Que faites-vous de vos noix de coco ? Vous les vendez ? » Michel Buitruille répond : « Non, Mr le Procureur général. Les noix de coco, il en tombe partout sur ma parcelle. Je ne sais qu’en faire. Je ne les vends pas. Je suis publicitaire. Je ne vis pas de ventes de noix de coco. Je ne suis pas comme Maître Serge Effi Kokora qui a pris l’habitude d’introduire ses vigiles dans mon domicile pour voler mes noix de coco et les vendre »
Pour étayer ses propos, le publicitaire présente à la barre des photos prises récemment montrant des vigiles de Serge Effi Kokora qui se sont introduits dans sa résidence pour voler des noix de coco.Le verdict sera donné le mercredi 12 Juin 2024 dans la petite salle d’audience de la salle d’appel du Palais de Justice d’Abidjan.
Ano Nianzou/ Contact anonianzou841@gmail.com /+225 07 08 42 78 48
Bruitruille Michel( avec le téléphone portable) en partance pou sa maison sise à Assinie PK 18
L nouveau marié honore sa dulcinée en convoyant le bois sacré à la Mairie de Port Bouët.
Dans les quartiers populaires la foi apporte des solutions à la crise sociale. On n’a pas d’emploi; on ne trouve pas à se nourrir facilement; on s’entasse chez un parent pour dormir. La foi donne à chacun l’espérance d’une vie meilleur. Sur ce point DIEGO BAILLY dans son ouvrage intitulé:” Épitre aux gens d’Adjouffou” parle d’un Hypermarché d’églises ou l’on vend Dieu à prix cassé sous divers labels: église néo apostolique, église apocalyptique, église du salut révélé, église du Dieu des rachetés, église de Jésus restauré…
Kevin Bali est né le 10 mai 1997 à Abobo. un quartier d’Abidjan Côte d’Ivoire. Son père est instituteur et sa mère commerçante. Kevin vient de publier son premier livre. Il parle des mères et des enfants malmenés. Fatou Coulibaly étudiante en anglais a acheté son livre intitulé “Je regarde”. Photos de Ano Nianzou prises le 18 mai 2024 à Abidjan /Sila