Il y a de l’espoir

J’ai emprunté un waren. Mon matériel de reportage, un téléphone portable est tombé sur le siège arrière. Je suis descendu du véhicule sans m’en rendre compte. C’est sur le lieu du reportage que je constate la disparition de mon téléphone. Je panique. Comment vais-je continuer mes enquêtes sans téléphone. Je demande à quelqu’un de composer mon numéro. Il le fait. Çà sonne. Un inconnu décroche:

-J’ai perdu mon téléphone dans un waren.

-Je suis le chauffeur du waren. Effectivement j’ai trouvé votre téléphone sur le siège arrière de mon véhicule. Rendez-vous à la gare de waren de Koumassi. Demandez après Lausseny. Il vous le remettra.

Je suis allé au lieu indiqué. Lausseny m’a remis le téléphone. J’ai demandé que nous fassions une photo ensemble. Il a accepté. Tout n”est pas perdu. Il y a encore de gens honnêtes en Côte d’Ivoire

Ano Nianzou/ anonianzou841@gmail.com /+ 07 08 42 78 48

Témoignages sur la guerre de l’abattoir de Port-Bouet

La démolition du quartier Abattoir n’a pas été un jeu pour les forces de l’ordre. Nous avons fait une enquête sur le terrain. Les ex-occupants du quartier Abattoir sont traumatisés et gardent le silence. Après tous les recoupements, il est possible d’affirmer qu’il y a eu une véritable guerre entre les jeunes “résistants” du quartier, disposant d’armes de guerre , de marchettes et de haches d’un côté et de l’autre les forces de l’ordre. Le témoignage des deux enfants qui habitent non loin de l’abattoir est confus. Ils ne peuvent pas dire exactement qui a fait quoi. Néanmoins ils ont vu beaucoup de blessés: des personnes découpées à la machette, des brûlés vifs, des gens qui ont perdu la vie suite aux explosions de gaz lacrymogène. Les blessés ont été transportés à l’hôpital de Port-Bouet. Les jeunes garçons parlent aussi de véhicules calcinés: camions remorque, véhicules de police… Selon les témoignages il y a eu des blessés graves aussi bien parmi les forces de l’ordre que du côté des manifestants. Ils ont été acheminés à l’hôpital de Port Bouet. Un anonyme a parlé de 23 arrestations.

Images et textes de Ano Nianzou / anonianzou841@gmail.com/ 225 07 08 42 78 48

Ano Nianzou a recueilli le témoignage des jeunes garçons sur “la guerre de l’abattoir”

Le christ à nouveau crucifié

Nous avons au cours de notre reportage sur les ruines de l’abattoir de Port-Bouet découvert à nouveau le Christ crucifié. La croix démolie par les bulldozers était sous les gravas. Nous avons relevé le Christ sur la croix et nous avons prié avec le Christ sur la croix. Cela a été un moment fort pour nous. Le fils de Dieu est parmi nous chaque jour dans nos souffrances

Reportage de Ano Nianzou

Le Christ présent au cœur de l’abattoir. Le Christ au cœur de l’abattoir portait la souffrance des familles plongées dans la détresse.

Un temps d’enfer et de désespoir pour des milliers de familles.

Églises et mosquées détruites par des bulldozers en furie. Les mamans portant leurs enfants à califourchon, suppliant des machinistes insensibles à la détresse humaine. Le bruit des baraques qui s’écroulent sous la pluie battante. Une violence insoutenable. Cela se passe au quartier Abattoir de Port-Bouet

Les débris de l’église du quartier Abattoir de Port-Bouet

Sourire et dignité dans un univers où tout est à l’envers. Un monde sans cœur où bébés, enfants, mamans, vieillards sont jetés à la rue en pleine saison de pluie.

Le temps est maussade …

Le temps est inquiétant. On hésite à mettre le pied dehors. Heureusement qu’il nous reste le sourire. Merci à toutes les personnes qui gardent le sourire dans la grisaille.

Grace Milimbé: un style riche en émotions

Rencontrer Grace Minlibé dans une librairie entrain de promouvoir ses livres m’a fait plaisir. J’ai profité de l’occasion pour acheter son roman intitulé Tristesse au paradis. J’ai aussi apprécié les mots qu’elle a écrits dans le bouquin à mon attention:” Jusqu’à la fin , il ne restera que l’amour. Recherchons le dans tout ce que nous vivons”